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Le 7ème Art ne compte que sur lui... Tim Burton

Tim Burton

le 06/02/2007 à 22h01


Pour avoir une idée du monde particulier de
Tim Burton, et de son imagerie, il suffit de lire son magnifique recueil de poèmes illustrés, La triste fin du petit enfant huître. On est très loin du monde Disney (où Tim Burton a pourtant fait ses premières armes en animation) avec ses petits personnages presque mortuaires tant ils sont seuls, souvent malheureux et surtout différents. Car l'œuvre de Tim Burton est tout entière un hommage à la différence, à la liberté de celui qui n'est pas comme pas les autres. Lui-même n'était pas un petit garçon comme les autres.

Tim Burton est né il y a bientôt 42 ans dans une petite banlieue de Los Angeles, Burbank. Burbank est une de ces banlieues résidentielles sans âme où les gens se ressemblent tous. Or Tim Burton est un garçon rêveur et introverti qui s'adapte mal à cet urbanisme. Il est à noter cependant que sont présents dans cette ville de prestigieux studios (Warner Bros, Disney, Columbia, NBC). C'est le monde dans lequel Tim Burton va se réfugier, le cinéma. Mais, de même qu'il est un garçon marginal, il s'intéresse au cinéma marginal. Les références cinématographiques du cinéaste/cinéphile Tim Burton sont à chercher dans son enfance. Tout ce que les années 50 ont produit de séries B fantastiques et de science-fiction (Jacques Arnold, Byron Haskin, Ed Wood…), mais aussi les Britanniques de  la Hammer (toute la série des Dracula et des Frankenstein produits dans les années 60 et 70 avec Christopher Lee et Peter Cushing), les années 30 avec Tod Browning (Freaks) et James Whale (Frankenstein, La momie…). Ses acteurs fétiches sont évidemment Boris Karloff, Bela Lugosi et surtout Vincent Price qu'il a rencontré avant sa mort.

Quand il se lance dans la réalisation en 1986, c'est pour nous présenter un premier personnage complètement décalé, le burlesque Pee Wee (Pee Wee big adventures). Il ne s'agit sans doute pas de son meilleur film, mais il nous donne une indication sur les personnages et les histoires que Tim Burton va créer tout au long de ses réalisations. Il poursuit avec le sous-estimé Beetlejuice (1988) où Michael Keaton interprète un fantôme dégueulasse, pervers et farceur dans une maison hantée. Le ton du film s'oriente un peu plus vers la satire d'une certaine Amérique (celle de la banlieue de Burbank) et derrière les gags grossiers de Beetlejuice, on perçoit déjà la revendication de la différence qu'elle soit physique, idéologique ou esthétique.

En 1989, Tim Burton prend du grade dans la société d'Hollywood, avec une énorme production : Batman. Une adaptation très personnelle et très fine de ce personnage de comics desservie par une pléiade de très bons comédiens : Jack Nicholson, Michael Keaton, Kim Bassinger, Jack Palance… L'univers de Gotham City est iconographiquement très réussi et une fois de plus Burton nous présente un personnage solitaire (parce que schizophrène et en deuil). Trois ans plus tard, il fait intervenir de nouveaux personnages dans Batman returns (1992). Cette suite est supérieure au premier, notamment grâce aux personnages de Pingouin (interprété par Danny De Vito), et la sublime et sadique Catwoman interprété par la non moins sublime Michelle Pfeiffer.
Entre temps, en 1991, Tim Burton réalise son film le plus personnel avec Ed Wood (1995), Edward aux mains d'argent. Dans les deux films, il confie le rôle principal à Johnny Depp, magistral comme d'habitude. Le ton plus mélancolique et les personnages sont définitivement en dehors de la réalité.

En 1992, il rencontre la très belle Lisa Marie, ex-mannequin, qu'il ne quittera plus. Il lui offre des rôles à chaque fois plus importants. Elle incarne Vampira dans Ed Wood, la ravissante dévoreuse martienne dans Mars attacks ! (1997) et enfin Lady Crane dans Sleepy Hollow (1999).

Après Ed Wood, hagiographie au réalisateur de Plan 9 from outer space, Tim Burton réalise Mars attacks ! (1997) , hommage aux séries B des années 50 et véritable parodie d'Independance Day (même si Tim Burton s'en défend). C'est d'ailleurs la lecture la plus intéressante du film tant Burton met en exergue le ridicule du film de Roland Emmerich.

Enfin, en 1999, il retrouve Johnny Depp aux côtés de Christina Ricci dans Sleepy hollow, la légende du cavalier sans tête. Une fois de plus, c'est Danny Elfman qui signe la très belle musique du film. La photographie et les décors sont sublimes. Tim Burton travaille ensuite sur une adaptation du roman de Pierre Boulle, La planète des singes. Il retrouve Johnny Depp en 2005 avec Charlie et  la chocolaterie

Côté vie privée, il est en couple avec l'actrice Helena Bonham Carter qu'il a rencontrée en 2001 sur le tournage de La planète des Singes. A 45 ans, il devient papa en ayant un fils de l'actrice qui naît le 4 octobre 2003.

Big Fish, c'est quoi?...

le 06/02/2007 à 22h06

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Big Fish est avant tout un roman écrit par Daniel Wallace, sorti en Février 2004... et un mois après, ce fut le grand Tim Burton, le plus grand réalisateur du monde ( enfin pour ma part hé hé) qui l'adapte à l'écran. Résultat: un bonheur de 2 heure30... un film vraiment magnifique, magique, féerique, où toute la magie opère... j'ai jamais vu un film aussi merveilleux depuis Edward aux mains d'argents ( encore un Tim Burton) ou Titanic ou les Choristes (nouveaux registre).
Avec ce film, Tim nous montre une fois de plus son talent de réalisateur "Bizarre".
Ewan Macgregor joue super bien son rôle d'Edward Bloom jeune, et Albert Finney en Edward Bloom agé.
Personnellement, j'ai été surprise de voir la française Marion Cottilard jouer Joséphine, la femme de William Bloom, le fils d'Edward Bloom, joué par le beau Billy Crudup.
Quant à la femme d'Edward, Sandra Templeton (ceux qui sont fan du film se souviendront de la scène où Edward fait sa déclaration par la fenêtre à Sandra), elle est jouée par la célèbre Jessica Lange.
Bref, nous avons aussi Deep Roy, Danny DeVito, Matthew McGrory (l'éternel Karl, le géant, l'acteur étant
malheureusement décédé), Alisson Lohman, Helena Bonham Carter, Missy Pyle ... et j'en passe....
Voilà tout sur le film... enfin tout, y a pas que ça... mais juste un conseil, si vous n'avez pas le moral, que vous voyez la vie en noire, que vous déprimez beaucoup, regardez le film... il est juste positif sur tout et il vous aidera à vous sentir le mieux possible... c'est ce que je fais toujours... la première fois, j'avait rien pigé au film lol, il fallais le suivre de A à Z pour comprendre le film et avec mon petit frère... bref j'ai regardé mieux après et là, une vraie merveille, un vrai bonheur, une révélation sur la vie... je me rappelle que la première fois que j'ai regardé, j'était pas bien du tout... si vous ne l'avez pas vu, un conseil, regardez le...

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L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.

Edward aux mains d'argents

le 06/02/2007 à 22h08

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Je me rappelle, la première fois que je l’ai vu, j’avais 14 ans et j’avais peur d’Edward lol… mais j’ai regardé le film en entier et le résultat ? Il a été le premier film qui a réussit à me faire pleurer. Et ma mère aussi avait peur d’Edward, mais il passait sur les Canal un moment et je l’ai fait regarder à ma mère… Elle m’a remercié de lui avoir montré lol . Elle a adoré !!!!Ce film nous montre les préjugés des gens, que l’amour n’est pas fait que pour les personnes « normaux ».Entre Kim dansant sous les flacons, avec une belle musique composé par Danny Elfman, entre Edward et Kim qui s’échangent les mots qui feront pleurer n’importe qui : Serre-moi… et Edward qui lui repond : Je ne peux pas… et là, Kim qui l’aide pour qu’ils s’enlacent…Avant de le quitter, dans le château, Kim murmure à l’oreille d’Edward «  Je t’aime » J’adore quand Edward a la coup de foudre pour Kim, en voyant les photos, dès le debut. Un des plus grands rôles pour Johnny Depp et sa première collaboration avec Tim, qui ne sera pas la dernière, croyez-moi lol. Winona Ryder est tout aussi excellente en Kim et Tim ajoute même Vincent Price, son acteur fétiche, en lui faisant jouer l’inventeur d’Edward, qui meurt d’un arrêt cardiaque.A savoir que la musique de ce film, entièrement composé par le talentueux Danny Elfman est l'une des plus belle musique de film cinématographique... et à l'écouter, elle vous donne que des frissons...

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Edward aux mains d'argent  <=>Johnny Depp

Kim Bogg  <=>Winona Ryder
Peg Boggs <=>Dianne Wiest
Jim <=>Anthony Michael Hall
le plongeur <=>Steven Brill
Joyce Monroe <=> Kathy Baker
Kevin Boggs <=>Robert Oliveri
Helen<=> Conchata Ferrell
Marge <=>Caroline Aaron
Bill Boggs<=> Alan Arkin
L'inventeur <=>Vincent Price 

 Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts. Il va connaître l’amour, dans tous les sens en étant recueillit par les Boggs…

L'écrivain...

le 06/02/2007 à 22h08

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Né en 1959 en Alabama, Daniel Wallace réside désormais en Caroline du Nord où, parallèlement à l’écriture, il poursuit une carrière d’illustrateur. Contacté par Steven Spielberg lors de la publication de son roman Big Fish, il verra celui-ci finalement adapté à l’écran par Tim Burton – avec le succès que l’on sait. Ses deux romans suivants, dont Le Roi de la Pastèque, en ont fait l’un des auteurs majeurs de sa génération

Filmatographie

le 06/02/2007 à 22h11
2005 -
Les Noces Funèbres (Réalisateur, Producteur)
de Tim Burton et de Michael Johnson
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2005 -
Charlie Et La Chocolaterie (Réalisateur)
de Tim Burton
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2004 -
Big Fish (Réalisateur)
de Tim Burton
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2001 -
La Planete Des Singes (Réalisateur)
de Tim Burton
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1999 -
Sleepy Hollow (Réalisateur)
e Tim Burton
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1996 -
Mars Attacks (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1995 -
James Et La Peche Geante (Producteur)
de Henry Selick
~
1995 -
Conversations With Vincent (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1995 -
Batman Forever (Producteur)
de Joel Schumacher
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1994 -
Cabin Boy (Producteur)
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1994 -
Ed Wood (Réalisateur)
de Tim Burton
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1993 -
L'etrange Noel De Monsieur Jack (Producteur)
de Henry Selick
~
1992 -
Batman Le Défi (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1990 -
Edward Aux Mains D'argent (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1989 -
Batman (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1988 -
Beetlejuice (Réalisateur)
de Tim Burton
~
1985 -
Pee-wee Big Adventure (Réalisateur)
de Tim Burton

timburton


C'est en 1997, après l'échec de son investissement personnel sur le projet Superman Lives, que Tim Burton publie ce recueil de poèmes aux éditions Rob Weisbach Books. Il faut attendre Octobre 98 pour voir ce livre arriver en France, dans une petite édition bilingue chez 10/18. Il s'agit d'une série de courtes histoires, racontées en vers et illustrées par Burton, mettant en scène une galerie d'enfants différents des autres. Si le texte le plus long est effectivement celui qui nous présente l'histoire de l'enfant-huître, d'autres poèmes s'articulent autour de celui-ci et le complète merveilleusement pour nous donner un nouvel exemple de la richesse de l'univers du réalisateur. Il faut de plus signaler l'à-propos de 10/18 dans le choix de sortir une édition bilingue, qui nous permet de saisir tout le sens du propos de Burton tout en appréciant la qualité des vers originaux, qui constituent la base essentielle du recueil.



Comme on pouvait s'y attendre, le livre est un véritable bohneur pour tous ceux qui apprécient l'oeuvre cinématographique de Tim Burton, puisqu'on y retrouve son côté poétique et cruel, à travers les histoires souvent tragiques de ces enfants rejetés par leur entourage. Cependant, et c'est là toute l'ambiguïté de ces poèmes, ils n'inspirent jamais la pitié et respirent même souvent la joie de vivre, en acceptant leur différence et en apprenant à être heureux avec elle. Burton a vraiment choisi la légéreté et la simplicité pour exprimer ses sentiments (il ne fait aucun doute que ce livre est son oeuvre la plus révélatrice de sa personnalité aux côtés de Vincent), et cela donne un résultat infiniment agréable, aussi drôle qu'émouvant, destiné à un public résolument universel. Il est donc accessible à tous, du fan au néophyte, de l'enfant à l'adulte, et reste libre de toute interprétation : chacun y voit ce qu'il veut, ce qui est également typique du réalisateur, et ce qui fait aussi la richesse de son univers.



Tim Burton est un poète, le public le savait depuis Vincent et surtout depuis L'Etrange Noël de Monsieur Jack, on sait désormais qu'il est un grand dessinateur au style inimitable (les initiés savent que le dessin est sa formation initiale, qui l'a conduit chez Disney). De Roy the Toxic Boy à Mummy Boy en passant par Melon Head, tous ces enfants sont des créations originales à la tronche pas possible, éclairée par un trait fin et extrèmement limpide, empreint d'une simplicité enfantine. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Un peu à l'image d'un Picasso (la référence est osée mais quand on aime, on ne s'arrête pas à ce genre de chose), Tim Burton se permet de dessiner ainsi parce qu'il a dépassé la stade d'un dessin techniquement parfait mais d'une banalité dommageable : il a déjà assez donné chez Disney. Il exprime donc dans ce livre son style personnel, celui de ses débuts et de son sens de l'esthétique propre. Le résultat est, comme vous le voyez, vraiment emballant.



Il faut donc bien sûr de toute urgence se procurer La Triste Fin du Petit Enfant Huître et autres Histoires . Si vous êtes déjà un admirateur de Burton (hypothèse probable si vous me lisez), vous ne serez pas déçu, et sinon, cela achèvera sans doute de vous convaincre du talent du personnage.